Canaries – Gran Canaria

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Nous quittons Madère, mi-novembre 2015. Après une nuit, au superbe mouillage sauvage des Iles Desertas, nous mettons le cap sur les îles Selvagem. Une traversée ventée et houleuse nous fera prendre la décision, avec un petit regret, de ne pas y faire halte. De nuit, nous les voyons défiler, comme une ombre, sur notre tribord et continuons notre route sur TENERIFE… notre première île des CANARIES!

Arrivés de nuit, nous posons notre ancre au nord-est de Ténérife, BAHIA D’ANTEQUERRA, très beau mouillage sauvage malgré la houle qui contourne le cap  et  fait danser Taoumé toute la nuit.

Ténérife - Bahia de Antequera

Dés le lendemain, nous rejoignons SANTA CRUZ DE TENERIFE et posons le pied pour la première fois en terre canarienne… nous voilà arrivés à destination depuis notre départ en septembre du Golfe de la Ciotat… une bien belle balade!

TŽénŽérife - MarchŽé

Nous passons quelques jours à Santa Cruz, le temps de découvrir et de s’imprégner un peu de l’histoire et de la culture canarienne.… nous profitons de son magnifique marché, où tous les étals vous invitent à acheter et y découvrons les délicieux fruits exotiques aux couleurs si attrayantes et la halle aux poissons où l’abondance règne. Nous nous perdons dans ses rues, mélange surprenant d’architecture moderne et de maisons anciennes, très vivantes avec ses bars à tapas, ses restaurants  où dès la fin de l’après-midi, chacun se retrouve et se balade.

Mais il est déjà temps de rejoindre LAS PALMAS de GRAN CANARIA où nous devons hiverner. Comme chaque année, le rallye de l’ARC est basé sur Las Palmas. La marina leur est réservée jusqu’au dernier dimanche de novembre… cela nous laissera le temps de faire deux mouillages sur la côte ouest, Punta de la Aldea et Puerto de la Sardina.

Quittant Las Palmas pour la France début décembre, nous n’aurons que peu de  temps pour nous balader… mais à notre retour en janvier, nous rattraperons et découvrirons un petit panel des richesses de Gran Canaria et de la variété de ses paysages…il en reste sûrement bien d’autres à explorer!

LAS PALMAS DE GRAN CANARIA

Fiche pratique Marina Las Palmas en pdf  70a022

Métropole de 380 000 habitants,  étendue sur plusieurs kilomètres avec ses immeubles gigantesques, une voie rapide longeant le bord de mer… la première impression en entrant dans le port correspond bien à ce que nous redoutions en ayant vu des photos de la marina; celles-ci nous avaient fait hésiter à passer plusieurs mois dans cette grande ville mais les prix de la marina sont imbattables (sans doute du fait que les bateaux qui hivernent doivent attendre fin novembre pour une place).
Jusqu’au dernier dimanche de novembre, la marina vit au rythme de l’ARC. Imaginez l’agitation qui règne sur les pontons 200 voiliers et plus de mille personnes s’agitent, s’agitent…avitaillements, derniers bricolages et préparatifs… jusqu’au jour J où toutes voiles dehors, ils s’élancent pour une traversée de l’Atlantique.
Heureusement, nos à priori et notre première impression négative seront vite effacés par l’ambiance de Las Palmas, avec ses quartiers vivants et agréables, ses habitants accueillants et sa qualité de vie faisant vite oublier que nous sommes en ville! Loin du tourisme du sud de l’île, elle reste très populaire avec ses nombreuses places, ses bars à tapas et ses plages.
La marina est très sympa et sur ses pontons, se croisent des navigateurs d’horizons différents, à chacun son rêve et son projet… ceux qui, arrivés aux Canaries, ont  trouvé leur petit paradis et y ont posé “leurs valises”, ceux qui sont juste de passage, en route vers le Cap Vert, les Antilles ou le Brésil , qui s’activent pour les derniers préparatifs, ceux comme nous qui ont envie de découvrir ces îles avant le grand saut… et enfin, navigateurs ou en devenir, les bateaux-stoppeurs qui arpentent les pontons à la recherche d’un embarquement, plein de rêves et d’envie d’aventures… comme Julien et Michael, qui sont en train de vivre cette belle expérience et à qui nous souhaitons une belle transat!

Las Palmas

Les vieux quartiers de Las Palmas: Vegueta et Triana… une plongée au temps des Conquistadors!

Las Palmas - Triana

En arrivant de la marina, pour atteindre Vegueta à pied, on emprunte la calle Triana, rue commerçante et animée, avec des boutiques très chics. Quel contraste avec Vegueta, coeur ancien et historique, ses rues désertes et ses bâtiments de style colonial  aux murs joliment colorés! L’imposante cathédrale Santa Ana se dresse sur la place du même nom face aux statues en bronze des chiens canarii ayant donné leur nom aux îles.

Nous allons nous plonger dans l’Histoire des découvertes maritimes, en parcourant le superbe musée “Casa de Colón” et nous nous laissons emporter à travers ses quatre voyages transatlantiques.
Sans oublier que cette histoire, symbole de la conquête espagnole, comme de l’autre côté de l’Atlantique, ne peut être dissociée de la vie des premiers habitants des îles Canaries, les Guanches (vraisemblablement d’origine Berbère).
Actuellement, on sent, à travers les sites historiques, les musées, la culture en général, un besoin de faire connaître leur mode de vie, leurs coutumes et d’intégrer l’histoire des Guanches à l’histoire canarienne.
On prend plaisir à flâner sur la place Santa Catalina, regarder jouer les « anciens » aux dominos, échecs, cartes, Backgammon…. Ils se retrouvent chaque après-midi dans un angle de la place ou tables et chaises sont à disposition… Lieu de rencontre par excellence où, entre deux parties, ils doivent refaire le monde!
Cette place animée et populaire où se déroulent de nombreuses  festivités, comme le carnaval, s’anime le soir et il y fait bon manger quelques  tapas accompagnés d’une “cerveza” (bière).
A tous les coins de rues ou sur les places, on trouve des statues en bronze, souvent représentatives de la vie de l’époque (cireur de chaussures, pêcheur, poissonnières…), d’un personnage ou d’une scène historique.

Las Palmas

Comme lieu de vie, la playa de Las Canteras, n’est pas en reste. Plus touristique, tout en gardant son côté populaire, cette plage immense en plein centre ville reste un des lieux privilégiés des habitants de Las Palmas… le week-end, les restos se remplissent et il n’est pas rare de voir famille ou amis sortir une guitare et passer la journée ou la soirée en chantant tandis que les plus jeunes surfent encore et encore sur les vagues qui se forment et s’amplifient au moment de la marée montante au niveau de la barrière de rochers qui longe la plage.

 

 San Cristobal
Un peu à l’écart, au sud de Las Palmas, le quartier de pêcheurs de San Cristobal apparaît comme hors du temps avec ses petites maisons  colorées, sa promenade soumise aux assauts de la houle et ses 2 ou 3 bars-restaurants de poissons où mangent des habitués… à cinq minutes de la ville bouillonnante et des buildings!
Nous avons vraiment apprécié la vie de cette ville vivante et attachante, par sa diversité avec tant d’endroits à explorer et à découvrir à pied ou à vélo le long des pistes cyclables, par sa qualité de vie, par ses habitants qui prennent le temps de vivre et  de discuter.
Seul petit point négatif, peu de balades en vélo ou à pied dans la nature à partir de Las Palmas, vu qu’elle s’étend sur une dizaine de kilomètres… Seule, la Isleta, à l’extrême Nord Est de la ville et accessible par le bout de la plage Las Canteras, nous offre un décor sauvage et minéral où l’océan, lorsqu’il est en colère, montre en un magnifique spectacle sa toute puissance.

NAVIGATIONS autour de GRAN CANARIA

 PUNTA DE LA ALDEA

Puerto de la Aldea

En novembre, arrivant de Santa Cruz de Ténérife, avant de rejoindre Las Palmas,  nous faisons halte à PUNTA DE LA  ALDEA, sur la côte ouest et mouillons devant une petite plage de sable noir, à l’extérieur de la digue du petit port, playa de la Aldea.

Le mouillage de Puerto de la Aldea,  protégé par la pointe du même nom, est abrité du vent dominant mais, avouons que lorsque le vent souffle en rafales, que de gros nuages couvrent les falaises sombres, l’endroit apparaît austère, malgré sa beauté sauvage et la houle contournant le cap nous fait apprécier le fait d’être en catamaran!

Le mouillage dans le port derrière la digue abritant quelques bateaux locaux serait mieux abrité de la houle mais quasiment impraticable pour nous, du fait de zones découvrant à marée basse et de nombreux corps morts et perches limitant l’évitage.
Playa de la Aldea est un petit endroit perdu au bout du monde avec une plage de sable noir et un petit hameau avec restos sympas et pas chers. La ville, Aldea de San Nicolas, se trouve assez loin à l’intérieur des terres, même si un bus fait la navette.

A l’abri du coup de vent de nord-est en cours, nous profitons de deux journées plus calmes pour plonger et ouvrir grand nos mirettes… un festival de poissons multicolores: poissons perroquets, sars parés d’une belle livrée rayée, poissons trompettes, mérous, blennies jouant les coquettes avec leur jolies couleurs, les demoiselles aux ailes bleues qui portent bien leur nom nous tournant autour pour que nous profitions pleinement de leurs beaux reflets bleus…

Gran Canaria
pagre rayé
Pagre rayé
D’ailleurs, nous ne faisons pas que les regarder et en quelques lancers, Michel nous pêche le repas… un beau barbecue en perspective!

 

De belles balades à pied partent de là nous faisant découvrir des paysages sauvages, de hautes falaises plongeant dans l’Océan d’ où l’on aperçoit, sur Ténérife, le Teide se dressant fièrement dans le ciel.
Nous découvrons les paysages volcaniques canariens avec des falaises noires et brun foncé où quelques bosquets se sont accrochés, ayant percé cet univers de roches… belle adaptation de la nature!
Quel dommage, nous avons raté la “fiesta del Charco”  le 11 septembre qui se déroule toutes les années à la Playa de la Aldea… où la population de San Nicolas fait la fête et se jette dans un “bassin”  rempli à marée haute pour commémorer un évènement survenu le 11 septembre 1766, jour où l’évêque excommunia tous les habitants du village pour s’être baignés en “petite tenue”!

PUERTO DE LA SARDINA

Puerto de Sardina

Un dernier mouillage avant de rallier Las Palmas devant le joli petit port: PUERTO DE LA SARDINA, avec ses maisons colorées. Une fois mouillé, c’est superbe, les fonds de sable et roches sont magnifiques, et  de  bonne tenue… MAIS l’entrée dans la petite baie est beaucoup moins idyllique, des dizaines de corps morts, juste à fleur d’eau,  nous obligent à zigzaguer pour essayer de leur échapper… un vrai piège, car à marée haute, nombre d’entre eux disparaissent sous la surface et sont autant de dangers pour celui qui s’y aventure!

 

PASITO BLANCO

Fin février, pour une balade autour de Gran Canaria, nous quittons Las Palmas avec nos amis, les Cris-Cris (heureux propriétaires, eux aussi, d’un JFC41 qui navigue en Grèce).

Belle descente le long de la côte est (on fera moins les “marioles” pour remonter tout au prés…) en attendant profitons jusqu’à la pointe de Maspalomas, avec comme il est écrit dans les guides, une zone d’accélération du vent arrivés à la pointe Arinaga… hop là, on passe de 15 noeuds de nord-est à plus de 30 noeuds!

Nous mouillons juste à l’est de la pointe de Maspalomas Pasito Blancodevant la petite plage de Pasito Blanco.
Le mouillage est très abrité sur fond de sable et l’endroit est sympa avec sa plage, la vue sur le phare et les dunes de Maspalomas. En cette saison, il y a vraiment peu d’activités à la marina… pour ne pas dire pas du tout…on trouve quand même un petit supermarché ouvert.

Pasito Blanco

Au petit matin, un bateau de pêche vient faire du vif (petits poissons servant d’appât) de façon très artisanale; ils encerclent le banc avec une senne, ramenée jusqu’au bateau à la force des bras et vidée à l’épuisette dans le vivier du bateau. Nous sommes admiratifs de leur technique et de leur travail… ces deux heures très “physiques”, ne sont que le prélude d’une grosse journée de pêche, probablement aux thons albacores qui, une fois le banc repéré, sont appâtés et pêchés, un à un, avec de grandes cannes à la force du poignet!
En remontant leur senne, plusieurs raies s’étaient prises dans les mailles et furent relâchées par les pêcheurs. Trop tentant!  Nous voilà à l’eau avec nos masques… mais si il y a quelques joursl’eau était claire et que nous avions pu profiter de tous les poissons aux belles couleurs virevoltant autour des rochers, aujourd’hui l’eau est tellement trouble que nous ne voyons pas le bout de nos doigts!
Nous avons beau chercher et chercher encore… mais NADA… pas l’ombre d’une raie qui joue à cache-cache avec nous!

PUNTA  LOS FRAILES  – PLAYA DE MEDIO ALMUD

En remontant vers le nord, plusieurs mouillages bien abrités s’offrent à nous, Arguineguin, Anfi del Mar… mais cette partie de la côte très touristique ne nous offre pas vraiment le petit mouillage sauvage que nous recherchons.

Playa de Medio Almud

Passés Puerto Rico, la côte redevient sauvage et à Punta Los Frailes, nous trouvons un mouillage, à playa de Medio Almud, petite anse sauvage au débouché d’un barranco, entourée de falaises abruptes et dominées par un pic rocheux se dressant fièrement vers le ciel.

Au fond, la petite plage est quasiment déserte, seuls 2 ou 3 courageux à la recherche de nature et de tranquillité se baignent ou se reposent, protégés du vent par de petits abris circulaires en pierre.
Anse étroite, fond de roches, ce mouillage de beau temps est superbe et vaut bien le fait de ne  pas dormir, toute la nuit, sur ses deux oreilles.
Les fonds sont superbes, très poissonneux… l’occasion pour Michel de faire de belles photos sous-marines ou de ces gros crabes rouges qui, à marée basse se font “dorer” sur les rochers!
Mystèrieuse et incongrue, une route arrive derrière la plage avec une aire de retournement et des lampadaires…route laissée à l’abandon, dans quel but? Nous apprendrons plus tard qu’elle est le résultat d’un projet fou d’un promoteur voulant exploiter cet endroit sauvage pour en faire un complexe touristique… et ce sur le domaine maritime et sans aucune autorisation. Heureusement, le projet a été bloqué… ne reste que la route abandonnée, témoignant que les promoteurs peu scrupuleux n’ont pas toujours gain de cause! (http://www.icigrancanaria.com/deux-plages-encore-sauvages-et-desertes-a-decouvrir-au-sud-de-gran-canaria/)

PUERTO DE MOGΆN

Arrivés en fin d’après-midi à Puerto de Mogán, par une brise de nord-ouest, nous mouillons devant le port pour la nuit, au sud de l’enrochement protégeant la plage.

Puerto de Mogan

Dés le lendemain, un coup de vent étant prévu, nous rentrerons dans le port et en profiterons pour faire de belles balades en voiture avec les Cris-Cris, découvrant les petits villages et les paysages montagneux de Gran Canaria.

Le port et le village aux maisons blanches, nichés au creux du barranco, sont bien intégrés au pied de hautes falaises rocheuses. Touristique et un brin factice, Puerto de Mogán aux airs de “Petite Venise” , ses ponts fleuris, sa grande plage de sable blond bordée de bars, de restaurants et de boutiques  reste toutefois bien agréable.
Nous sommes amarrés un peu à l’écart au fond du port juste en face du quai des pêcheurs et de la cofradia (coopérative des pêcheurs avec un restaurant de poissons qu’on retrouve dans tous les ports de pêche). Le quai n’est plus accessible à marée haute et nous utilisons pour débarquer, l’annexe que nous laissons en bout de ponton, cela ne pose aucun problème.
Petit côté pratique: En février 2016, nous avons payé pour Taoumé 35€/ jour (sans eau ni électricité). Il n’y a aucun problème pour avitailler avec un supermarché à 15 minutes à pied.

Gran Canaria

Le coup de vent est passé et le lundi, nous décidons de reprendre la mer. Un vent de nord-est de 20 noeuds est prévu. Nous pensons rejoindre le mouillage de la Aldea pour nous rapprocher de Las Palmas.

Nous savions qu’en montant  vers le nord, il y avait une zone d’accélération mais arrivés au Cabo Descoganado, le vent souffle à plus de 35 noeuds en plein dans le pif bien sûr et avec une forte mer. Avec 3 bandes de ris, Taoumé se comporte bien mais la forte houle de nord-ouest nous fait présager une nuit rock and roll au mouillage… et hop là, demi-tour, nous virons et nous nous offrons une belle descente bien agréable jusqu’à Pasito Blanco.

Le lendemain, c’est partie remise, mais cette fois au sud. Nous essayons de remonter par la côte est, et nous nous retrouvons une fois de plus à tirer des bords dans une mer formée avec plus de 30 noeuds dans le pif et 3 bandes de ris. Nous avons 40 milles à faire… demi-tour, pour la 2ème fois!
Et voilà et voilou, que des bonnes leçons pour mieux appréhender la navigation en Atlantique en tenant compte de la houle et aux Canaries, en tenant compte des renforcements des vents en fonction de la côte et des îles!
Mais cela fait partie de ce qui nous plaît, découvrir, apprendre, s’adapter et progresser dans notre façon de naviguer et pour nous, ici, tout est nouveau, l’Atlantique, la houle, les vents, les marées et ces îles où, contrairement à la Méditerranée et en particulier la Grèce,  les mouillages se font rares et ne sont souvent que des abris relatifs.

PAYSAGES DE GRAN CANARIA

Par la mer, par la terre, en voiture ou à pieds le long des superbes sentiers de randonnées, nous avons sillonné cette belle île volcanique,  surpris par la diversité des paysages, entre plages et montagnes, verdoyants par endroits, désertiques et rocailleux à d’autres où règnent en maître les cactus!

Tejeda - Casa del Caminero

Au détour d’un barranco, au fond d’une baie ou nichés dans les montagnes, des petits villages ont gardé tout leur charme… quel plaisir de s’y balader ou de s’y arrêter le temps d’un repas pour partager les spécialités locales (comme les pommes de terre, “papas arrugadas” … et autres) ou par “la comida” (la nourriture) faire un petit saut dans l’histoire, en dégustant le “gofio”, farine de céréales héritée des Guanches mais aussi, écouter le patron parler de son île (comme à Tejeda, chez Armando, où, au-delà de sa cuisine, on partage un moment agréable dans “La Casa del Caminero”, décorée de ses peintures).

Nous aurions bien d’autres endroits à découvrir et d’autres rencontres à faire… mais il est temps de reprendre la mer et de découvrir d’autres îles, d’autres paysages!
Aussi, nous quittons Las Palmas fin mars pour nous balader quelques mois d’une île orientale à l’autre, au gré des vents et des envies: de Gran Canaria, à Fuerteventura et Lanzarote!
Mieux que les mots, quelques images de Gran Canaria… paysages et villages de montagnes,  “barrancos” (canyons) abrupts, dunes et grandes plages de sable…et notre coup de coeur, la balade de Tasartico à la plage (playa) de Güi-Güi, belle plage sauvage au pied de falaises qui se mérite, accessible qu’après une belle marche à pied… mais quel bonheur de se baigner dans cette eau cristalline! Un seul petit regret, ne pas avoir pris une tente, pour y passer la nuit!

2 Responses

  1. Nous avons visionné Gran Canaria .Bravo pour les photos et commentaire .Un vrai régal ,ils nous donnent envie de découvrir ces Sites .Gros bisous Ma et Pa

  2. Trop beau… Vivement qu’on vous y rejoigne ! On laissera le hamac à la maison, ça manque un peu d’arbres… ça a pas l’air de manquer de bars à tapas, petits restos et poissons par contre !! Régalez-vous bien, et laissez nous en un peu !

Un petit mot de vous nous fait toujours plaisir...