Iles Desertas – Madère

Classé dans : Carnet 2015, Escales, Navigations | 2

Il nous reste encore bien des petits coins à explorer mais il est temps de quitter la belle île de Madère… pour découvrir de nouvelles îles, cap sur les Canaries avec un petite halte prévue aux Ilhas Desertas et aux Selvagem, parcs nationaux portugais (http:www.pnm.pt).

madere-desertas

Avant de partir, par l’intermédiaire de la marina, nous avons demandé une autorisation pour mouiller aux îles Desertas (à 18 milles au sud-est) et aux îles Selvagem (à 150 milles de Madère, appartenant elles-aussi  au Portugal mais beaucoup plus proches des Canaries).

Les Ilhas Desertas constituent un groupe de trois îles  formant un chapelet nord sud : l’îlot Chão, Deserta Grande et Bugio.

Ces îles volcaniques sont classées réserve naturelle du fait de leur flore et de leur faune, et en particulier, le phoque moine appelé à Madère le « lobos », loup marin…espèce en danger d’extinction.

desertas2Nos autorisations en poche, nous quittons la marina Quinto do Lorde et après une belle navigation au portant, nous arrivons aux Desertas, îles  sauvages… qui en les longeant apparaissent bien inhospitalières avec ses falaises  plongeant dans l’océan.

Le seul mouillage autorisé se trouve sur Grande Desertas: Baixo Doca, mouillage étroit de beau temps au pied d’une grande falaise colorée, protégé à l’ouest juste par une  avancée rocheuse quasiment recouverte à marée haute.

En entrant dans la petite baie, il faut arrondir largement cette pointe rocheuse et longer la falaise… oups, nous sommes passés un peu trop prés et avons eu beaucoup de chance d’être à marée haute!

Nous mouillons sur ancre mais nous assurerons le mouillage en prenant un corps mort et, malgré une nuit où ne nous dormons pas beaucoup, nous tenons bien malgré la houle qui s’est levée dans la nuit.

Le lieu est tout simplement magique, nous avons l’impression d’être au bout du monde dans ces îles presque désertes (deux gardiens du parc naturel  habitent Grande Desertas) dans un cadre naturel époustouflant. Nous visitons le petit bout de terre au pied de la falaise grâce au très bon accueil des gardes du parc, qui nous font découvrir leur travail et les îles Desertas avec leur faune et  flore, et en particulier la colonie des trente phoques moines qui viennent se reproduire sur Deserta Grande, au sud-est, dans les grottes leur servant de refuge. Chaque naissance est un peu d’espoir pour que cette espèce ne disparaisse pas… malheureusement le jour où nous sommes arrivés un bébé phoque n’avait pas survécu au dernier coup de vent qui l’avait projeté contre les rochers. Par l’intermédiaire d’un bateau venant de Madère, les gardes « rapatrièrent » le bébé sur le Musée de la Baleine à Caniçal  où les scientifiques l’étudieront.

Si nous n’avons pas vu de phoque moine si difficile à voir,  nous apercevons au loin les chèvres sauvages vivant sur l’île, les oiseaux de mer et les lézards… par ailleurs, nous sommes bien contents de ne pas avoir croisé la tarentule endémique de l’île qui d’ailleurs ne se situe qu’au nord de Deserta Grande. Depuis un éboulement de la falaise, l’espace où se balader s’est bien restreint et le reste de l’île n’est pas accessible.

crabe chèvre

Nous ne pouvions pas quitter l’île sans aller voir ce qui se cache sous l’eau et nous serons émerveillés de la richesse de ces fonds à l’eau cristalline, où poissons perroquets, girelles paons, crabes-chèvres (grapus adscencionis) etc… nous offrent leurs jolies couleurs.

Au petit matin, après une nuit agitée, il est temps de quitter les Desertas.

Nous devions faire une halte vers les Selvagem mais la météo en décidera autrement. Nous arrivons de nuit sur les Selvagem par 25 noeuds d’Est et une mer forte. L’arrivée nous paraît rock and roll de nuit… attendre le lever du jour, mouiller dans un mouillage peu sûr après 2 nuits où nous avons peu dormis nous semblent pas raisonnables malgré l’envie de découvrir ces îles… cela fait partie des aléas de la navigation!

Nous continuons sur Ténérife… pour de nouvelles découvertes et rencontres!

2 Responses

  1. […] quittons Madère, mi-novembre 2015. Après une nuit, au superbe mouillage sauvage des Iles Desertas, nous mettons le cap sur les îles Selvagem. Une traversée ventée et houleuse nous fera prendre […]

  2. […] Ilhas Desertas, petit coin sauvage préservé […]

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