Cap Vert – Santa Luzia

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Dimanche 4 mars, nous quittons Sao Nicolau pour Santa Luzia, à 22 milles au nord-ouest.

Passés la pointe de Barril, à l’ouest de Sao Nicolau, le vent se renforce et dans le chenal entre les îles souffle entre 25-30 noeuds de nord-est. Avec 2 ris dans la grand-voile, Taoumé file et parcourt rapidement la distance qui nous sépare de Santa Luzia.

Entre Sao Vicente, Santa Luzia et la pointe ouest de Sao Nicolau, il y a une zone importante de renforcement des vents. Si cette fois, nous sommes bien passés, nous rebrousserons chemin une dizaine de jours plus tard à 2 reprises. Arrivant de Santiago et faisant route vers Santa Luzia, nous avions dns le chenal plus de 30 noeuds avec une mer forte alors que sous Sao Nicolau, il y avait pétole jusqu’à plus de 5 milles au sud. Après une nuit, bien au calme devant Tarrafal, nous reparton sle lendemain et ferons demi-tour une nouvelle fois…40 noeuds avec une mer forte! Et nous revoilà, bien au calme au mouillage devant Tarrafal, quel calme!

L’île de Santa Luzia est magnifique, une immense plage de sable blanc au pied de pics rocheux avec de belles couleurs brun rougeâtre et une eau bleu turquoise. Un petit îlot, ilhéu Zinho, au milieu du mouillage émerge comme pour séparer la baie en deux. Un paysage de rêve, cette île inhabitée… et pour cause, il n’y a pas d’eau, ce qui la rend malgré sa beauté invivable bien qu’une famille, d’une vingtaine de personnes, ait tenté d’y vivre, il y a une trentaine d’années.

Actuellement, à l’est de plage, sur un petit promontoire, des pêcheurs ont construit quelques abris et viennent parfois y passer la nuit entre deux journées de pêche.

 

L’île fait partie d’une réserve naturelle avec les deux îlots Branco et Raso, où de nombreux oiseaux viennent nicher. Au cours d’un de nos arrêts sur l’île, nous avons d’ailleurs rencontré une équipe de scientifiques travailant en collaboration avec le parc qui venait faire des prélèvements mais également placer des pièges pour attraper les chats (introduits malheureusement par les bateaux), nuisibles pour les oiseaux qui, dans ce paysage, n’ont strictement aucun arbre pour se protéger, ni eux, ni leurs nids.

 

 

Au niveau mouillage, on mouille sur des fonds de sable de très bonne tenue… heureusement car le vent souffle fréquemment et avec de fortes rafales qui s’engouffrent dans les gorges. Le mouillage, plus à l’ouest, sous l’ilheu Zinho, semble un peu moins venté que devant le campement de pêcheurs.

La balade à terre vaut vraiment le coup, du campement de pêcheurs avec sa minuscule église, en longeant la magnifique plage jusqu’aux ruines des anciennes habitations de cette courageuse famille ayant bâti maisons, bassins pour essayer de capter l’eau, murs etc… quel travail!

Derrière la plage, le paysage est désertique rocailleux sans aucun arbre, ni buisson, avec de profonds ravins dominés par des pics rocheux aux couleurs du brun au rouge selon la lumière du jour. Quel contraste de couleur du brun-rougeâtre au sable blanc s’avançant dans une mer bleu turquoise, une merveille qu’on vous laisse découvrir en images!

 

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