La Graciosa

Ile de La Graciosa – Canaries

Classé dans : Canaries, Carnet 2016, Escales | 2

Arrivés sur La Graciosa par le nord de Lanzarote, côte peu hospitalière où se niche derrière des brisants le port de Orzola d’où partent les ferrys, nous découvrons l’île de Graciosa.

Ile de la Graciosa

 

 

Embouquant l’ “estrecho del Rio”, détroit la séparant de Lanzarote, nous longeons sa côte… superbe avec ses cônes volcaniques, pointant au-dessus de cette petite île plate et désertique, ses plages de sable aux belles couleurs ocres plongeant dans une eau turquoise et ses maisons blanches de Pedro Barba et de Caleta del Sebo qui se découpent, comme pour rajouter une dernière petite touche de couleur.

 

 

 

Graciosa - Playa Francesa

 

 

Nous passons devant le port de Caleto del Sebo et Bahia del Salado, jolie baie, interdite au mouillage et posons notre ancre sur la côte sud à Playa  Francesa… les yeux émerveillés, par le paysage, magnifique plage de sable au pied d’un volcan, Montaña Amarilla, aux pentes offrant avec le soleil des reflets ocre et rouge brun.

 

C’est le seul mouillage autorisé sur l’île et d’ailleurs dans tout l’archipel del Chinijo, réserve marine et terrestre qui comprend outre la Graciosa, les îles de Montaña Clara et d’Alegranza (qui abrite une colonie de puffins cendrés), roque del Este et del Oeste.

Une autorisation (Fichier pdf) doit être demandée Graciosa - Playa Francesasoit par mail, soit en demandant dans la dernière marina visitée sur Lanzarote, qui en général se charge des démarches. Au printemps (à deux reprises), nous n’avons fait aucune demande et avons pu y rester une quinzaine de jours sans problème. En août, à la marina de Lanzarote, on nous confirme que l’autorisation est obligatoire et que la réglementation s’est durcie. La sympathique secrétaire de la marina s’occupera elle-même de toutes les formalités mais un coup de vent nous fera renoncer à remonter jusqu’à La Graciosa… et nous ne saurons pas si, en effet, des contrôles plus stricts ont eu lieu. Sûrement qu’à la pleine saison, à l’automne, au moment où les bateaux arrivent en vue de la transat et que le mouillage et le port doivent être pris d’assaut, les contrôles sont plus fréquents… à voir?

Au printemps, peu de voiliers naviguent autour des Canaries. Depuis, notre départ de Las Palmas, fin mars, nous n’avons croisé que peu de bateaux en mer et encore moins dans les mouillages. La Graciosa, un des plus beaux mouillages des Canaries, est un peu plus fréquentée mais nous serons rarement plus de deux bateaux et le plus souvent seul au mouillage.

La BrigneCe fut toutefois l’occasion de faire une très belle rencontre avec l’équipage de La Brigne, vieux gréement en bois de caractère qui a fière allure. A son bord, Zoé et Jean-Claude ont parcouru bien des milles, vécu bien des aventures et fait un tour du monde.  Ce sont de merveilleux conteurs qui partagent avec plaisir et passion leur périple (raconté d’ailleurs au jour le jour dans leur bouquin écrit par Zoé: De vague en lame et du vague à l’âme) . Nous aurons même la surprise de découvrir qu’ils ont croisé, au cours de leur tour du monde, Mario et son magnifique bateau Almatéa. Nous-même avions passé un hiver ensemble à Leros en Grèce et gardons un merveilleux souvenir de la gentillesse et de l’accueil à bord d’Amaltea de Mario, Aneta, Eddy et Cathy.

Chaque jour, le mouillage et la plage s’agitent à l’arrivée des bateaux et catamarans de croisière qui viennent passer 2 ou 3 heures, pour faire découvrir aux touristes l’île côté mer, le temps d’une baignade et d’une paëlla… puis tout redevient paisible jusqu’au lendemain.

Depuis Playa Francesa, par les sentiers ensablés, nous partons à la découverte de l’île, découvrons ses deux villages, son histoire et ses fabuleux paysages, désert de roches volcaniques et de plages de sable ocre d’où émergent les cônes volcaniques, Montaña Amarilla, Major, Las Agilas et Bermeja.

Inhabitée jusqu’en 1876, date où s’installa une conserverie de poissons qui fit faillite au début du XX siècle. Un certain nombre de pêcheurs restèrent sur l’île et s’installèrent. Les habitants habitaient dans un premier temps, Pedro Barba, petit village au nord, mieux abrité. De fortes bourrasques de vent, se renforçant entre les cônes volcaniques peuvent souffler sur Caleta del Sebo. Après la construction de la digue et du port, les habitants s’installèrent autour du seul port de l’île, Caleta del Sebo. Actuellement, il y a seulement 600 habitants sur l’île.

Pedro Barba n’a plus que des résidences secondaires, relié à Caleta del Sebo par une piste de sable… aucune route ou rue goudronnée n’existe sur l’île!

De Playa Francesa, nous atteignons Caleta del Sebo en 40 à 45 minutes, sans se presser en profitant de la beauté de Bahia del Salado, avec sa lagune qui, le soir, à marée basse nous offre une luminosité et un paysage de toute beauté, où viennent se poser hérons, aigrettes, puffins et goélands, avec en arrière-plan, les falaises de Lanzarote.

Avant d’arriver au village, on traverse une petite zone de camping toute simple juste derrière playa del Salado, … les pieds dans l’eau mais pas un petit brin d’ombre, en dehors de sa toile de tente. Comme toute l’île, elle fait partie du parc national, et l’autorisation, comme toutes les activités sur l’île est à demander au parc national (https://www.reservasparquesnacionales.es/real/parquesnac/index.aspx).

La Graciosa

Dans ce village paisible, les rues ensablées sillonnent entre les maisons blanches et aboutissent au port, lieu de vie de l’île, par la pêche, les ferrys, le tourisme et où, le soir, se regroupent les habitants pour se retrouver et discuter.

Ses places de sable ocre (Las Conchas, Francesa et ….) offrent de magnifiques contrastes avec le bleu turquoise de l’eau et les roches volcaniques nous faisant admirer des paysages changeant de couleur, tout au long de la journée, du marron, au rouge à l’ocre…

La plus belle, par ces contrastes et son côté sauvage, la playa de las Concha fait face à l’îlot de Montaña Clara, volcan surgi de la mer qui fait partie avec Alegranza de la réserve intégrale.

La Graciosa

 

 

En partant à l’assaut des cônes volcaniques, la vue sur l’île et îlots environnants et les falaises de Lanzarote est époustouflante… seul petit défaut au cours de la grimpette, pas un seul brin d’ombre , pas un seul arbre tout au plus quelques buissons bien trop petits pour nous y abriter!

 

 

 

PORT DE CALETA DEL SEBO:

La Graciosajoli port avec ses maisons blanches tout autour du port, sa petite plage et ses barques de pêche. Le soir, les anciens se retrouvent sur le port pour discuter, leur chapeau typique sur la tête.

Tous les jours, un ballet de bateaux fait la navette entre Orzola, au nord de Lanzarote, et Caleta del Sebo animant le port où débarquent les touristes qui, pour la plupart, viennent passer une seule journée sur l’île. Les deux compagnies, Biosfera express et Romero, se croisent au cours de leur aller-retour et possèdent aussi de grands catamarans, pour une balade en mer autour de l’île.

Pour les bateaux de passage, ils faut demander l’autorisation au préalable à Puertos Canarias. Toutefois, fin avril, le port n’étant vraiment pas plein, nous avons eu une place sans problème, le capitaine du port se chargeant des formalités avec Puertos Canarias. Seul petit problème, nous avons été placé en long-side (alors qu’il existait des places) et le prix est le double en long-side (normalement dans tous les ports canariens)… à savoir, nous faisons connaissance petit à petit avec les us et coutumes des Canaries. Autre petit point à connaître, normalement dans tous les ports canariens, il comptabilise un jour de plus… ayant un peu oublié leur leçon au primaire sur les intervalles, vous en êtes quittes pour payer un jour de plus. Heureusement, Caleta del Sebo est le seul à avoir appliqué cette double peine… ce qui a rendu la note un peu salée!

L’île de Graciosa, petite île paisible où tout respire le calme et la sérénité, restera pour nous un petit paradis, comme suspendue dans le temps… en espérant qu’elle reste préservée encore longtemps!

 

Vidéo Ile de La Graciosa
Vidéo Ile de La Graciosa

2 Responses

  1. Gilbert Troncy

    Continuez à laisser des petit cailloux blancs, que je puisse suivre la trace

  2. Ange Minetti

    les textes bien écris ,les ballades bien commentées ,font rêver et donnent envie d’une croisière autour de ces iles

Un petit mot de vous nous fait toujours plaisir...